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Le snood est une écharpe sans extrémités, qu'on passe par-dessus la tête. Pas de pans, pas de nœud, pas de longueur à gérer : l'accessoire se met en un geste et reste en place toute la journée.
Il ne glisse pas sous la bandoulière d'un sac, ne se coince pas dans la fermeture du manteau et prend moins de place qu'une écharpe une fois retiré.
Surtout, il protège la gorge sans charger la silhouette : une pièce chaude, mais visuellement légère.
Trois positions, selon la température et l'envie.
Posé bas sur les épaules, il dégage le cou et se devine à peine sous un manteau. C'est le port de mi-saison, celui qui apporte juste ce qu'il faut sans alourdir la silhouette.
Remonté sur le menton, il ferme la ligne du visage et devient la pièce visible de la tenue. C'est là que la couleur compte : un tour de cou vif change la lecture de tout un ensemble.
Tiré jusqu'au nez, il abrite entièrement du vent les jours de grand froid.
Avec des cheveux longs, enfilez le snood puis libérez la chevelure par-dessus plutôt que de tout rentrer : l'ensemble reste souple et la maille ne comprime pas la nuque.
Le modèle uni, Argia, est le plus enveloppant. Tricoté en maille généreuse, il est prévu pour les journées froides, quand la question n'est plus le style mais le confort sur une longue sortie. Il se décline en couleurs franches, bleu électrique, rouge, vert botanique, bordeaux, et en noir.
Le réversible, Otxoa, joue sur deux teintes qui se répondent. On le retourne selon la tenue, ce qui revient à posséder deux snoods. Un tricot réversible n'a pas d'envers : chaque finition doit être invisible des deux côtés.
Ses coloris reprennent ceux du bonnet Mendia et de nos mitaines bicolores, par exemple bordeaux et rose pâle ou beige et sable. C'est aussi le snood pour femme le plus offert : avec deux couleurs, on se trompe rarement.
Le snood s'est installé dans la mode comme une alternative à l'écharpe XXL, plus nette et plus graphique. La tendance est à la couleur franche sur un manteau neutre : un bleu électrique sur du camel, un rouge sur du gris.
L'autre option, plus douce, consiste à accorder le snood au bonnet : même teinte, même maille, un bloc de couleur autour du visage. Nos bonnets pour femme partagent plusieurs coloris avec nos tours de cou.
Et en été ? Le snood en laine se range à la fin du printemps. À la mi-saison, porté bas et ouvert, il reste un bon compromis pour les soirées fraîches.
Le mohair et l'alpaga sont très chauds, mais leurs poils longs chatouillent le menton et se déposent sur le manteau. La polaire est légère mais synthétique : elle charge les cheveux d'électricité statique. Le coton, agréable en demi-saison, tient peu chaud.
La laine mérinos réunit ce qu'on attend d'une pièce portée contre la peau : une fibre fine, douce sous le menton et sur la nuque, y compris sur les peaux réactives, qui garde la chaleur sans donner l'impression d'étouffer en intérieur. Nos snoods sont en 100 % laine mérinos, tricotés sans mélange : une qualité qui tient saison après saison.
Tricoter un snood est un bon premier projet : quelques pelotes de laine épaisse, des aiguilles circulaires et un point simple, point mousse ou point de riz, suffisent à obtenir une écharpe tube. Les patrons gratuits ne manquent pas.
Ce qu'un tricot fait main atteint plus difficilement, c'est la régularité d'une maille dense et réversible, sans envers ni fil apparent. C'est tout le travail de nos ateliers.
Le col d'un snood est exposé au maquillage et au parfum. Sur une trace de fond de teint, tamponnez sans frotter avec un papier absorbant, puis passez une éponge naturelle à peine humide, à l'eau tiède savonneuse. Vaporisez le parfum sur la peau plutôt que sur la maille.
Ni machine ni sèche-linge : séchage à plat, à distance du chauffage. Entre deux ports, laissez-le s'aérer à plat plutôt que roulé au fond d'un sac. Les autres gestes sont détaillés dans le guide d'entretien de la maison.